The Answer - Cormac Neeson & Paul Mahon

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THE ANSWER

INTERVIEW AVEC CORMAC NEESON & PAUL MAHON

12 SEPTEMBRE 2011 A LONDRES

 

 

 

Nous avions peu de nouvelles de The Answer depuis la fin de la tournée mondiale  avec AC/DC, mais les jeunes irlandais ne chômaient pas pour autant, puisqu’après le DVD 412 Days Of Rock N’Roll, ils publient désormais Revival, un 3ème opus convaincant avec lequel ils rêvent de devenir un groupe majeur. Rencontre avec Cormac et Paul à Londres dans les bureaux d’Universal !

Que regard portez-vous sur l’ère Everyday Demons (2009) ?

Cormac Neeson (chant) : Beaucoup de choses se sont passées depuis sa sortie ! Il y a eu cette
expérience qui a changé nos vies : la tournée mondiale en première partie d’AC/DC ! Cela nous
a fait avancer dans tous les domaines et en particulier dans notre approche de la composition. Je
suis toujours fier de Everyday Demons même si de l’eau à coulé sous les ponts, mais c’est une
bonne représentation de ce qu’était The Answer à l’époque, de la même manière que Revival
(2011) capture ce que nous sommes aujourd’hui.  Revival est plus ambitieux qu’Everyday
Demons pour qui nous souhaitions obtenir le son le plus live possible et il est clair que certaines
chansons en ont souffert car nous ne leur avons pas donné le temps qu’elles méritaient lors de
leur élaboration. Mais je ne le regrette pas car c’était notre état d’esprit du moment. En tout cas
ces 2 albums sont différents et Revival découle quant à lui de cette année et demie passée sur la
route avec AC/DC, et pas seulement des concerts en eux-mêmes, mais également de toutes ces
bonnes expériences que nous avons fait sur la route, de toutes ces rencontres dans toutes ces
villes différentes.    

Vous étiez dans un bon élan en tournant avec AC/DC puis votre label de l’époque SPV a
rencontré d’énormes problèmes financiers. Est-ce que cela a marqué un cout d’arrêt pour
vous ?

Ils me doivent encore de l’argent (rires) ! Non je plaisante bien sur !
Paul Mahon (guitare) : Nous n’en avons pas trop souffert car SPV a fourni tellement d’efforts pour nous
que nous avons pu en voir les bénéfices. Ils étaient encore derrière nous pendant la tournée
AC/DC et tout se passait très bien. En fait nous avions déjà plus ou moins terminé le cycle de
Everyday Demons lorsque les choses ont commencé à aller très mal pour SPV et nous avons la
chance aujourd’hui de rebondir avec Spinefarm/Universal.
Cormac Neeson : SPV était un super label pour nous car il est dirigé par des gens qui s’y
connaissent en rock n’roll. Ils comprenaient très bien ce que nous voulions faire et ce fût un
plaisir de collaborer avec eux.

Venons-en à Revival (ndlr : résurrection ou renouveau en français). Pourquoi ce titre ?

La première des raisons, mais aussi la plus importante : je pense que Revival, combiné à la
tournée de 18 mois qui s‘annonce, a le potentiel d’insuffler du renouveau au rock n’roll ! Il est
vraiment temps pour un groupe, en l’occurrence nous, de redonner un peu de vie à ce genre qui
en a sacrément besoin. Il y a un manque d’honnêteté, d’émotions pures et de mordant que nous
devons redonner au rock n’roll car c’est toujours de là qu’il doit provenir. La seconde raison est
que nous avons disparu depuis un an et demi et c’est donc une résurrection en quelque sorte. La
troisième raison est que nous en avons un peu marre de cette étiquette rétro qu’on nous colle.
Ok, nous jouons du rock n’roll et nous sommes fans de Led Zeppelin et Free et nous n’en avons
absolument pas honte. Mais dans le même temps, nous avons conscience de ce que nous jouons
et d’où nous voulons aller, et nous pensons offrir quelque chose de pertinent et en phase avec
notre époque.

Revival possède une atmosphère très dynamique et positive. Y a-t-il quelque chose en
particulier qui aurait pu insuffler cette grosse banane ?

Paul Mahon : Evidemment la tournée avec AC/DC a jouée dans la balance, car il s’agit d’un des
meilleurs moments de notre vie et nous étions très excités ! Cela a influencé l’écriture de
Revival. Puis nous sommes arrivés au point d’avoir déjà 2 disques derrière nous et à ce stade
nous savions parfaitement ce que nous voulions faire. Avoir Chris « Frenchie » Smith à la
production a également insuffler une bonne part de cette atmosphère de fête qui règne sur
l’album car c’est un type vraiment très positif. Puis nous sommes dans une phase où chacun
d’entre nous est plus heureux que jamais de faire parti de The Answer et nous avons le
sentiment de composer aujourd’hui notre meilleure musique.

Tu viens de mentionner Chris « Frenchie » Smith (The Dandy Warhols, The Datsuns), votre
nouveau producteur. Comment le compareriez-vous à ses prédécesseurs ?

Tout d’abord je le considère comme un bon ami. Revival fût le disque le plus amusant à
enregistrer pour nous, et nous le devons à Chris. Il nous a apporté pas mal d’idées, aussi bien
des bonnes que des mauvaises, car nous n’avons pas retenues certaines, toujours est-il que cela
nous a ouvert des possibilités, et il nous a également donné une production plus importante que
par le passé. Il a une bonne vision de ce que The Answer doit être. Il s’est concentré sur nos
qualités et sur ce qui nous définit et cela a porté ses fruits. A aucun moment il n’a souhaité nous
accoler le son caractéristique de Chris « Frenchie » Smith. Notre collaboration a très bien
fonctionné.

Vous changez de producteur à chaque album. Est-ce un désir de votre part ou au contraire
aspirez-vous à trouver la personne idéale ?

Cormac Neeson : En fait tant que tu n’as pas commencé à composer, tu ignores avec quel genre
de producteur tu souhaites travailler. De tous les producteurs avec qui nous avons déjà
collaborés, je pense qu’il n’y a que « Frenchie » avec qui nous aimerions peut être remettre le
couvert car il y avait vraiment une très bonne entente avec lui. Il nous comprend très bien.
Toujours est-il que rien ne garantie Chris de produire notre prochain disque, car si nous
changeons de producteur à chaque fois, c’est aussi parce que nous aimons chambouler les
choses. Cela nous impose de relever un défi nouveau à chaque fois. Ca ne nous convient pas
vraiment d’être dans une situation trop confortable. On peut le sentir dans Revival car nous
essayons ici de nouvelles choses et nous avons repoussés nos limites. Tout changer te pousse à
rester affamé, à avoir envie de relever un défi et d’offrir quelque chose de spécial.

Pour rester sur la production, avec votre premier opus Rise (2006) vous débarquiez avec un
son classic rock pur tandis que Revival possède un son classic rock moderne, si ça a du sens.
Etes-vous d’accord ?

Paul Mahon : Oui je suis d’accord, d’autant plus que cela a toujours été notre intention. Il a
toujours été question d’incorporer nos influences classic rock qui nous ont inspirés au départ
mais aussi d’emmener notre musique vers un son frais et nouveau. Je pense que nous y
parvenons toujours un peu plus avec chaque album. Nous avons expérimenté certaines choses
pour Everyday Demons mais nous avons certainement insufflé avec beaucoup plus d’aisance de
la modernité dans Revival. En fait mon intention est de faire un peu comme certains grands
groupes des années 90 comme Soundgarden et Pearl Jam. Même si personne n’en parlait à
l’époque, ces mecs étaient forcemment des gros fans de Black Sabbath et Led Zeppelin. Ca
s’entend dans leur musique mais dans le même temps ils ont toujours réussi à merveille à
apporter beaucoup de modernité à leurs influences afin de créer un son très nouveau. Leurs
influences sont vraiment passées inaperçues à l’époque. J’ignore pourquoi personne n’a jamais
sorti à Soundgarden ou Pearl Jam qu’ils lorgnaient vers le classic rock. En tout cas mon but est
de procéder de la même façon qu’eux.

La plupart des titres de Revival ont vocation d’hymnes. Est-ce une influence directe de la
tournée AC/DC car ces chansons semblent avoir été faites pour être jouées en stade ?

Cormac Neeson : Il y a de fortes chances que cela soit une influence directe de la tournée,
même si cela ne s’est pas fait de manière consciente. Mais à force de jouer dans ces stades et à
force de voir AC/DC en concert et d’écouter leur répertoire qui appartient vraiment à cet
univers, cela a forcemment du nous laisser une grosse emprunte et nous inspirer
inconsciemment. En revanche, je ne pense pas que la musique d’AC/DC nous ait influencés de
quelque manière que ce soit, car il n’y a rien sur Revival qui sonne comme du AC/DC. Mais ils
nous ont influencé à composer de manière plus efficace. Ce qui était conscient de notre part
était notre volonté de vraiment marquer les esprits avec Revival, et de tous temps lorsque tu veux
faire la différence dans le rock n’roll, tu te dois de proposer quelques hymnes !

Le blues est de retour dans The Answer avec un titre comme « Trouble » ainsi que sur
l’intro de « Waste Your Tears ». Etait-ce un élément de votre musique qui vous manquez ?

Nous avions volontairement écarté cette facette de notre musique sur Everyday Demons car
nous voulions à tout prix éviter tous les clichés que l’on nous appose comme celui d’être une
formation rétro par exemple. Parfois notre attitude était du genre : « que ferait Led Zeppelin ? Et
bien tachons de faire l’inverse ! ». Aujourd’hui, cela fait plus de 10 ans que nous jouons
ensemble. Nous savons pertinemment quels sont nos atouts et ce que nous aimons jouer et le
blues est une partie essentielle de notre son. C’est la première influence qui nous a liés à nos
débuts, toute l’invasion de guitaristes blues britanniques tels que Peter Green ou Eric Clapton.
C’était notre sujet de discussion favori autour d’une table de bar et c’est ce qui nous a permis de
nous connecter. Nous adorions aussi tous les bluesman du delta du Mississipi comme Howlin’
Wolf  ou Robert Johnson. Sur Revival, nous voulions être honnêtes envers-nous même en jouant
ce que nous aimons, tout en veillant à ne pas trop tomber dans les clichés rétros et conservant un
côté frais à notre musique.
Paul Mahon : « Trouble » est un très bon exemple pour illustrer notre démarche. Si l’on isole le
premier riff, il s’agit effectivement d’une partie 100% blues classique. Mais la chanson dans son
intégralité n’a rien d’un titre de blues. Elle prend une tournure très différente, et si elle possède
des intonations bluesy, on est très loin d’un 12 bar blues traditionnel.

« Tornado » est épique. Pouvez-vous nous raconter l’histoire derrière ce morceau ?

Cormac Neeson : Le gros riff sur le refrain est en réalité une chute d’Everyday Demons. Il
n’avait pas pu trouver place sur ce dernier, mais aucun d’entre nous ne l’avait oublié. Alors
lorsqu’il a été question de nous atteler à la composition de Revival, la première chose que nous
ayons faite fût d’écouter les démos d’Everyday Demons afin de retrouver ce riff ! Nous avons
donc écrit autour de ce dernier dans notre salle de répétition et il en a résulté ce titre colossal
avec ce riff massif. Il fallait donc que je trouve une imagerie à la hauteur et je suppose qu’une
tornade est une image suffisamment forte n’est-ce pas (rires) ? Ce titre parle d’expériences
personnelles, illustrées de manière exagérée et je pense que beaucoup de gens vont pouvoir s’en
faire des interprétations différentes.

Le caractère épique de « Tornado » est notamment donné grâce à cet excellent pont que tu
chantes au milieu suivi par ce solo lumineux de Paul…

Tout à fait ! Le solo de « Tornado » est le plus court de tout l’album mais c’est à mon sens celui
qui a le plus d’âme et de feeling ! Je me souviens que « Frenchie » avait forcé Paul à lâcher sa
Gibson Les Paul et à jouer sur une Gretsch. Une idée un brin saugrenue, car les Gretsch ne sont
pas vraiment des guitares adéquats pour les soli, à part peut être pour Neil Young (rires).
Toujours est-il que « Frenchie » y tenait et je revois Paul en train d’essayer de trouver les 4 notes
parfaites pour ce solo sur cette Gretsch. A chaque fois que j’écoute ce moment dans l’album, ça
me rappelle cette histoire de Gretsch en studio avec « Frenchie » (rires) !
Paul Mahon : Tu te souviens de la réaction de « Frenchie » lorsque je suis venu à bout du solo ?
Il n’arrêtait pas d’hurler derrière sa console (rires) !

Qui a eu l’idée d’ajouter une partie gospel à « One More Revival » ?

Cormac Neeson : Ce titre était censé s’arrêter là où on peut sentir qu’il s’arrête, si vous voyez
ce que je veux dire, autour des 4 minutes. Mais un jour au studio, tout le monde se sentait très
bien. Nous venions probablement d’avoir un bon repas et nous avions du boire du bon vin et
nous nous sentions vraiment très bien. Quelqu’un, je ne sais plus si c’est Paul ou Micky Waters
(basse), a continué à jouer la partie finale du morceau…
Paul Mahon : Ca doit être Micky, c’est toujours lui qui n’arrive pas à s’arrêter de jouer lors de
ses prises (rires) !
Cormac Neeson : Donc Micky a continué à jouer pendant un certain temps et nous l’avons tous
rejoints un à un ce qui a fini par aboutir sur une autre variation de ce morceau d’à peu près 3
minutes supplémentaires. Puis « Frenchie » nous a parlé depuis son micro : « Les gars, on va
garder cette partie, et on va y greffer une chorale gospel par-dessus ! ». Ce genre de choses est
arrivé sur d’autres chansons du disque. Parfois les morceaux étaient terminés mais nous
continuions de jammer et parfois cela aboutissait sur des moments magiques que nous avons
conservés. « Frenchie » nous a donc emmené prendre un brunch et boire quelques bières un
dimanche matin dans le centre d’Austin, sur la 6ème rue (ndlr : célèbre pour tous ses clubs de
musique), puis nous sommes allés voir une chorale gospel. Nous avons alors choisi certains des
vocalistes qui nous avaient le plus impressionnés et nous leur avons dit : « bonjour, nous
sommes le groupe The Answer. Est-ce que vous voulez nous suivre en studio en échange de
cette somme d’argent pour enregistrer quelque chose avec nous ? ».  

Tu chantes en duo avec une chanteuse sur « Nowhere Freeway ». Qui est-ce ?

Voici une bonne représentation de notre envie de repousser nos limites. C’est quelque chose que
nous n’avions jamais fait avant et à laquelle les gens ne peuvent pas s’attendre de notre part. En
studio, nous avions envie de donner une saveur supplémentaire à ce titre, mais nous l’avons
réalisé qu’une fois le morceau mis en boite. Les paroles réclamaient la présence d’une chanteuse
car il y a 2 personnes dans la narration. Nous avons donné un concert à Londres avec ce bon
groupe londonien qu’est Saint Jude. Dès que leur chanteuse Lynne Jackaman est montée sur
scène, elle nous a impressionnés ! Notre manageur nous a mis en contact avec elle dès la fin du
concert et lorsqu’est venu le moment de penser à un duo avec une chanteuse, nous avons tout
de suite pensé à Lynne.

« Vida (I Want You) » est un titre tellement accrocheur qu’il pourrait même être diffusé en
radio. Qu’en pensez-vous ?

Es-tu en train d’insinuer que nous l’avons composé sur mesure pour les radios (rires) ? Bon, en
fait il s’agira de notre premier single pour Revival (rire général). Il n’a pas vraiment été conçu
pour les radios, mais nous avons toutefois conscience que si nous voulons continuer à avancer
et à agrandir notre fanbase, il nous faut composer quelques titres plus accessibles et accrocheurs
comme « Vida (I Want You) » qui si tout se passe bien, pourrait effectivement passer en radio.
Mais ce n’est pas comme si nous avions à tout prix voulu écrire un titre pour la radio. C’est juste
venu comme ça, et nous avons alors réalisé que le refrain de « Vida » restait très encré dans nos
têtes ! Il était impossible de s’en débarrasser et c’est là que nous avons compris qu’il y avait peut
être quelque chose à faire avec ce titre et qu’il serait judicieux de le choisir comme premier
single ! C’est aussi simple que ça (rires) !

Revival sort également dans une version double avec un second CD intitulé After The Revival.
Que contient-il ?

Paul Mahon : Nous avons enregistré 17 chansons en tout et il y en a donc 5 qui ne figurent pas
sur l’album. On retrouve donc certaines d’entre elles sur ce second disque. Il y a également
quelques versions acoustiques de titres de Revival que nous avons enregistrés ensuite et qui nous
ont donné beaucoup de plaisir. Je pense même que certains titres trouvent une nouvelle vie en
acoustique et je suis sur qu’il y aura des gens qui préféreront  le penchant acoustique au
penchant rock n’roll. Puis il y aura des démos ainsi que la reprise de Free « Fire And Water ».

Pour Rise, vous aviez également beaucoup de rab, ce qui avait aussi abouti à une version
double deluxe. Vous êtes du genre prolifique en composition, comment procédez vous en
général ?

Nous procédons toujours de la même manière qu’à nos débuts. Nous jammons tous ensemble.
Lorsque que quelque chose de musicalement bon se produit, Cormac bosse tranquillement chez
lui sur des mélodies vocales et des paroles et les chansons prennent forme ainsi. Pour Revival je
pense qu’absolument chacun d’entre nous a davantage contribué et proposé d’idée que pour nos
2 opus précédents. Nous avons progressés en tant que compositeurs.

Pour Everyday Demons, vous avez tourné dans le monde entier avec AC/DC mais vous
n’avez pas réellement donné de vraie tournée en tête d’affiche. Pour Revival, allez-vous
repartir sur les routes en tant que tête d’affiche ou souhaiteriez-vous une nouvelle fois ouvrir
pour une légende du rock ?

Cormac Neeson : La première phase de cette tournée va assurément consister à nous
reconnecter avec nos vrais fans. Nous allons partir tout d’abord en Ireland et dans le reste du
Royaume-Uni, et nous avons volontairement choisi de jouer dans les petits clubs dans lesquels
nous avons débuté. La sueur et le fait de pouvoir regarder les gens dans les yeux, au lieu d’être
perchés à des mètres d’eux derrière une barrière, nous a manqué. Mais après Noel, nous allons
donner des concerts dans des salles bien plus grandes. Nous ne cracherons pas sur l’opportunité
d’ouvrir à nouveau pour un groupe très connu dans les 12 prochains mois, mais sur le long
terme, notre but est d’établir The Answer comme un groupe d’arena (ndlr : comprendre des
salles type Zénith ou Bercy). Nous croisons les doigts pour ça, mais nous aimerions dans un
futur proche faire une tournée entière des arenas en tête d’affiche. Rien n’est sur pour le
moment, mais il est toujours possible que nous venions jouer dans le reste de l’Europe fin
novembre, et si ce n’est pas le cas ce sera pour le début 2012.     

Cormac, au Hellfest nous t’avons trouvé plus mobile que jamais. Etais-tu libéré par rapport
à la tournée AC/DC ?

La tournée AC/DC nous a donné beaucoup de confiance et sur un festival, tu te sens beaucoup
plus libre car le public est ouvert d’esprit, veut s’amuser et accepte de te donner ta chance, ce
qui est très différent lorsque tu ouvres pour AC/DC car les gens viennent uniquement pour les
voir !